La logistique reste l’un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail
Dans le secteur de la logistique, les risques font partie du quotidien opérationnel.
Les flux sont continus, les délais sont serrés, les équipes travaillent souvent dans des environnements où tout doit aller vite : circulation d’engins, chargement et déchargement, manutention, livraisons, déplacements permanents entre les zones d’activité…
Et malgré des démarches de prévention de plus en plus structurées, les accidents du travail restent nombreux.
Les données 2024 de l’Assurance Maladie relatives au secteur « Transports et entreposage » (NAF38) montrent l’ampleur de cette réalité. Les activités de transport routier de fret interurbain représentent à elles seules :
- plus de 750 000 salariés
- plus de 1,3 milliard d’heures travaillées
- 38 731 accidents du travail déclarés (1)
- près de 11 800 accidents avec arrêt de travail
- plus de 2 980 incapacités permanentes reconnues
- 108 décès liés aux accidents du travail
- plus de 4,7 millions de journées d’arrêt de travail
Ces chiffres rappellent surtout une chose : dans les environnements logistiques, le risque ne disparaît pas simplement parce que les procédures existent.
Les principaux risques dans les activités logistiques
Lorsqu’on analyse les données de sinistralité du secteur, certains types d’accidents reviennent de manière récurrente. Près de la moitié des accidents sont liés à la manutention manuelle, tandis que les chutes et le risque routier restent également fortement présents dans les opérations quotidiennes.

Concrètement :
- 48 % des accidents sont liés à la manutention manuelle
- 14 % résultent de chutes de plain-pied
- 13 % sont liés aux chutes de hauteur
- 10 % concernent le risque routier
- 6 % sont liés aux agressions et incidents externes
- 3 % impliquent la manutention mécanique
Ce qui ressort surtout de ces chiffres, c’est que les accidents proviennent rarement de situations exceptionnelles. Ils apparaissent plutôt dans des tâches devenues familières avec le temps : déplacer une charge, circuler dans un entrepôt, monter ou descendre d’un véhicule ou encore répéter les mêmes gestes pendant plusieurs heures.
Pourquoi les accidents continuent malgré les procédures sécurité
La plupart des entreprises logistiques disposent déjà de procédures sécurité, de plans de prévention, de formations et d’équipements de protection. Pourtant, certains incidents continuent de se produire, surtout dans les environnements à forte cadence où la réalité du terrain évolue plus vite que les procédures.
Avec le temps, la Fatigue, la Précipitation, la Frustration ou encore l’Excès de confiance influencent progressivement la vigilance et la prise de décision. C’est souvent dans cette partie moins visible des opérations que les Facteurs humains jouent un rôle important.

Ce ne sont pas forcément des violations volontaires des règles. Ce sont souvent des réactions humaines normales dans des environnements soumis à une pression constante.
Réduire durablement le taux de fréquence des accidents dans la logistique
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles certaines entreprises atteignent un plateau dans leurs résultats sécurité. Les procédures deviennent plus robustes, les équipements évoluent et les audits se multiplient, mais le taux de fréquence des accidents diminue plus difficilement avec le temps.
À un certain niveau de maturité HSE, la question ne concerne plus uniquement la conformité réglementaire. Elle concerne aussi la manière dont les personnes prennent leurs décisions dans les situations réelles, surtout lorsque la fatigue, la routine ou la pression opérationnelle commencent à influencer leur vigilance.
Cette approche s’inscrit dans une démarche plus large de sécurité comportementale, qui vise à mieux comprendre la manière dont les comportements, les habitudes de travail et les facteurs humains influencent les risques au quotidien, en particulier dans les environnements à forte cadence comme la logistique.
Dans les environnements logistiques modernes, la sécurité dépend autant des systèmes que de la capacité des équipes à rester attentives malgré les délais, la répétition des tâches et la pression du quotidien.
Comment SafeStart aide les entreprises logistiques
Avec le temps, beaucoup d’organisations logistiques constatent qu’une partie des incidents continue d’échapper aux approches traditionnelles, notamment lorsque la fatigue, la routine ou la pression opérationnelle commencent à influencer les comportements au quotidien.
C’est précisément là que SafeStart intervient.
La méthodologie SafeStart aide les équipes à mieux reconnaître les situations dans lesquelles les erreurs deviennent plus probables avant qu’un incident ne survienne. L’objectif n’est pas de remplacer les démarches HSE existantes, mais de les renforcer en travaillant sur les Facteurs humains qui influencent la vigilance et la prise de décision dans les opérations réelles.
Dans les opérations logistiques, cela peut se traduire par une meilleure capacité à rester attentif dans les tâches répétitives, à mieux gérer les effets de la Fatigue et de la Précipitation ou encore à limiter les comportements basés sur les suppositions, notamment autour des risques routiers et des opérations de manutention.
Conçue pour les environnements à forte répétition et à haut niveau d’exposition aux risques, l’approche SafeStart s’intègre naturellement dans les opérations logistiques, qu’il s’agisse d’entrepôts, de plateformes de distribution, de transport routier ou d’activités de manutention.
Cette approche produit également des résultats concrets sur le terrain. Au Royaume-Uni, un centre de distribution livrant plus de 2 500 produits par jour aux supermarchés et aux grossistes a enregistré une baisse de 80 % des accidents avec arrêt après la mise en place de SafeStart, ainsi qu’une réduction de 40 % des heures perdues et une diminution de 16 % des accidents dès la première année.
→ Découvrez notre étude de cas logistique
Pour aller plus loin sur la manière dont SafeStart aide les entreprises logistiques à réduire les accidents liés aux Facteurs humains échangez avec l’un de nos experts pour organiser une présentation adaptée à vos enjeux opérationnel.
(1) Les accidents du travail recensés correspondent aux accidents ayant entraîné un premier règlement d’indemnité journalière, une incapacité permanente reconnue ou un décès lié à l’accident du travail.
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